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Qui était Yvon Morandat ?

Qui était Yvon Morandat

Par admin yvonmorandat, publié le mardi 5 avril 2016 17:08 - Mis à jour le mardi 5 avril 2016 17:26

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MORANDAT, Léon, alias Yvon, Léo, Arnolphe, dit Yvon

Dates : 1913 - 1972

Lieu de naissance : Buellas (Ain)

Origine familiale : famille de métayers modestes bressans

Formation : certificat d’études primaires

Action avant la 2ème Guerre mondiale : Employé de commerce à Chambéry, il complète sa formation par de nombreuses lectures. Il milite à la Jeunesse agricole chrétienne et adhère à la CFTC et à La Jeune République

 

Campagne  1939-1940 : Mobilisé en 1939 dans les chasseurs alpins, il est volontaire pour l’expédition de Norvège en avril 1940. A son retour,  il participe aux derniers combats de Bretagne. De là, il est évacué en Angleterre avec son unité le 18 juin 1940.

 

Entrée en résistance : Arrivé en Angleterre, il est parmi les premiers volontaires à s'engager dans les rangs de la France libre. Rattaché au cabinet du général de Gaulle, celui-ci lui propose d’abord de rester à Londres pour prendre la parole à la radio. Morandat explique qu’il préfère combattre dans l’Infanterie.

 

Actions : En tant qu’ancien secrétaire permanent des syndicats chrétiens de Savoie, le Commissariat à l’Intérieur lui confie la mission de contacter les syndicats et mouvements de résistance de zone sud. Il est parachuté près de Toulouse dans la nuit du 6 au 7 novembre 1941 et devient Yvon.

Après de multiples contacts, son rapport indique un important potentiel résistant en zone sud dans le milieu syndical bien structuré mais qu’il faudrait équiper et encadrer : cela donne naissance au réseau Pimento, dirigé par Anthony Brooks du SOE et chargé du sabotage du réseau ferroviaire.

Il participe à l’implantation de ce réseau sur Lyon et contribue à la recherche de terrains de parachutages, notamment en Bresse et en Dombes.

Le premier a lieu le 26 octobre 1942 à Polliat. Par ailleurs, il intègre le mouvement Libération (son frère Henri milite aux côtés de Pioda dans l’Ain), ce dont Londres lui tiendra rigueur, même s’il reste loyal à l’égard des autres mouvements. Membre du comité directeur, il poursuit néanmoins son action relationnelle, même après l’arrivée de Jean Moulin. Il lui propose d’ailleurs de créer le Bureau d’information et de presse afin d’alimenter la presse de la France libre en nouvelles émanant des mouvements de résistance et réciproquement.

En novembre 1942, Moulin lui demande de rentrer à  Londres, suite  à sa condamnation à mort par contumace mais aussi parce qu’il juge ses initiatives intempestives. Il participe notamment  à la fondation du « Mouvement Ouvrier Français », aide le Comité d’Action Socialiste et prend part  à l’impression du premier numéro clandestin du journal Le Populaire. Collaborateur d’André Philip, 

Yvon Morandat est désigné membre de Assemblée Consultative Provisoire d’Alger. Parachuté fin janvier 1944 dans la Drôme, Arnolphe seconde Alexandre Parodi, délégué général du Comité Français de Libération Nationale (CFLN). Le 25 août 1944, il prend possession de l’hôtel Matignon au nom du gouvernement Provisoire.

 

Après-guerre : En 1944, il fonde, l’Agence Européenne de presse qu’il dirige jusqu’en 1947. Il participe  à la création du Rassemblement du  peuple français puis milite chez les gaullistes de gauche. En 1959, il préside le Conseil d’Administration des Houillères de Provence et en 1963 celles du  Nord-Pas-de-Calais.

De mai à juillet 1968, il est secrétaire d’Etat aux Affaires sociales et en 1969, il devient président du conseil d’administration des Charbonnages de France. Membre du Conseil économique et sociale, il fut également président de l’Association « Villages d’Enfants SOS ». Il meurt à Marseille le 8 décembre 1972.

 

Mémoire :

Décorations :

  • Grand Officier de la Légion d’Honneur
  • Compagnon de la Libération – décret du 13 juillet 1945
  • Grand officier de l’Ordre National du Mérite
  • Croix de Guerre 39-45 (3 citations
  • Médaille de la résistance avec rosette
  • Officier de l’Ordre de l’Empire Britannique
  • Officier de l’Ordre de Léopold (Belgique)
  • Croix de Guerre belge